Le prix indicatif A reste inchangé à 78 centimes par kilo de lait jusqu'en décembre. Dans le même temps, la situation sur le marché laitier suisse reste difficile. Les livraisons de lait restent nettement supérieures au niveau de l'année précédente, tandis que de nombreux transformateurs atteignent encore leurs limites de capacité.
Grâce à la bonne qualité des fourrages, on peut s'attendre cette année encore à une production laitière élevée. Dans ce contexte, aaremilch se prépare, dès septembre, à des conditions similaires à celles qui prévalaient l'année dernière. En conséquence, les demandes d'augmentation du volume mensuel des contrats sont actuellement traitées de manière très restrictive.
Les marchés du beurre et du lait en poudre restent sous pression à l'échelle internationale. Les volumes de lait excédentaires ne peuvent souvent être orientés que vers des filières à faible valeur ajoutée, telles que le lait en poudre, les aliments pour animaux ou les produits d'exportation, ce qui est peu intéressant financièrement pour l'ensemble de la chaîne de valeur.
Dans ce contexte, l'Organisation sectorielle du lait (BO Milch) a décidé de réexaminer les instruments de régulation existants. La commission « Situation du marché laitier » a été chargée d'élaborer des propositions visant à garantir à long terme la compétitivité de la filière laitière suisse et à améliorer la coordination entre la production laitière et les capacités de transformation. Les premières pistes de solution concrètes devraient être présentées d'ici septembre, puis faire l'objet de discussions au sein de la filière.
Du côté de la transformation également, les possibilités d'augmenter les capacités de transformation à court terme sont limitées et ne peuvent être mises en œuvre qu'à long terme. Une utilisation accrue des installations existantes entraîne des coûts supplémentaires en personnel et en énergie et se heurte de plus en plus à la pénurie de main-d'œuvre qualifiée. À long terme, des investissements dans des capacités de réserve stratégiques sont également à l'étude.
Le débat actuel met en évidence le conflit d'objectifs central qui caractérise le marché laitier : ce qui est judicieux du point de vue d'une exploitation individuelle peut entraîner une offre excédentaire à l'échelle du marché laitier suisse. Une solution durable doit donc tenir compte à la fois du développement des exploitations et de la capacité d’absorption du marché. Dans la situation actuelle du marché, ce sont surtout les volumes de lait sans contrat d’achat qui subissent une forte pression sur les prix. L’objectif premier d’aaremilch est donc de conclure des contrats d’achat garantis pour l’ensemble du lait acheté. Le partenariat fructueux avec ELSA s’avère très important à cet égard et doit être encore renforcé.